Les traditions érotiques plus bizarres de l’ancienne Égypte

14 Mai, 2018 - Claire

Banquet avec musiciennes et danseuses, British museum (Jean Pierre Dalbéra - Flickr)
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Les traditions érotiques plus bizarres de l’ancienne Égypte

On connaissait déjà la tradition du Tao en Chine, le Tantra en Asie plus centrale, mais qu’en est-il de l’Afrique du Nord-Est ? Quel était le rapport au corps et à la sexualité dans les traditions ancestrales ? Pour vous, nous avons trouvé les traditions érotiques les plus bizarres de l’ancienne Égypte…

La cérémonie de l’ivresse pour sauver l’humanité

Un mythe est à l’origine de cette cérémonie singulière. Le dieu Râ, déçu par l’Humanité, décida de l’anéantir. Le dieu Soleil envoya donc sa fille Hathor détruire l’Égypte : sous forme de lionne, la déesse de l’amour devait tuer et dévorer ceux sur sa route. Emportée par son élan, cette dernière n’écouta pas son père quand ce dernier se ravisa. Râ déversa alors sur le pays de la bière rouge pour imiter le sang. Sa lionne de fille en but et ivre, manger le chalan n’était alors plus sa priorité. Ouf…

La cérémonie de l’ivresse aurait lieu chaque année à la fin du mois d’août : les égyptiens se réunissent pour boire plus que de raison. Saouls, ils chantent, dansent et se livrent à une véritable débauche sexuelle, tolérée ce jour-là.

Bon à savoir : c’est une archéologue de la Johns Hopkins University qui découvre des gravures évoquant cette tradition érotique de l’ancienne Égypte sur la colonne d’un temple à Louxor. À proximité, Betsy Bryan remarque des inscriptions, dont certaines parlent de « patauger dans les marécages ». En ancien égyptien, cette expression signifie avoir des relations sexuelles…

Banquet avec musiciennes et danseuses, British museum (Jean Pierre Dalbéra - Flickr)

Banquet avec musiciennes et danseuses, British museum (Jean Pierre Dalbéra – Flickr)

La masturbation en public pour l’eau du Nil

En Égypte ancienne, on attribue les mouvements du Nil au dieu Atum. Les remous et marées du fleuve seraient provoqués par la masturbation du dieu de la Création.

Inspirés par l’histoire divine, les pharaons perpétuèrent la tradition… Pour que l’eau coule à flots dans le fleuve sacré, ils continuèrent de s’y masturber ! Sans doute la tradition érotique de l’ancienne Égypte la plus originale.

À noter : pendant le festival en l’honneur du dieu de la fertilité et de la sexualité, Min, il n’était pas honteux de se masturber en public. Au contraire, c’était vu comme un hommage fait au dieu.

Le Nil (Istock)

Le Nil (Istock)

L’inceste privilégié dans la famille royale

En général, dans les familles de haut rang, l’importance de conserver un sang « pure » pousse ses membres à pratiquer l’inceste. Ainsi, il n’est pas rare dans l’Égypte ancienne qu’un père épouse sa fille, ou que frères et sœurs convolent en justes noces…

Le dieu Geb pratique… l’autofellation

Largement représentée sur les tombes et objets de la vie de tous les jours, la sexualité est sacrée chez les anciens Égyptiens.

Le dieu Geb se masturbe pour créer le monde et « s’autocréer ». On le voit même parfois se faire une auto-fellation ! Ça n’est pas tout à fait une tradition, mais ça vaut la peine d’être remarqué.

 Source  

Des organes sexuels vers l’infini et l’au-delà !

En plus des nombreux objets pour accompagner le défunt dans l’autre monde, on dotait les momies de faux seins et faux pénis.

En revanche, la momie de Toutankhamon ne semble pas avoir eu besoin de cet ajout. Son pénis a en effet été embaumé perpendiculaire au corps, pour représenter l’érection. Symbole fort du dieu Osiris, le sexe érigé évoquerait ici le renouveau et la fertilité. Une promesse excitante pour la vie post-mortem du pharaon ?

Musée de Brooklyn (Wikimédia commons)

Musée de Brooklyn (Wikimédia commons)

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